Compte rendu de la réunion du 12 Février

9/03/20 | comptes rendus

AEGO

 

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 12 FEVRIER 2020

 

Les locaux de Lieu Commun n’étant pas disponibles, Trois‿a a eu la gentillesse d’accueillir notre Réunion de coordination et nous les en remercions.

I.LE POINT SUR LA MOBILISATION

Ce mois de Février est marqué par une mobilisation en baisse, que l’on peut attribuer en partie en partie aux vacances mais aussi à un état de fatigue générale. Cette situation, nous ne sommes pas seul·e·s à la connaitre. La dernière manifestation a montré la même tendance dans tous les cortèges. Il ne faut pas pour autant se décourager. Nous devons faire le constat que notre présence dans la rue a été remarquée et qu’il nous faut maintenir cette présence à un rythme qui permette au plus grand nombre d’entre nous de s’y retrouver. Autrement dit, au lieu de marcher à dix semaine après semaine (nous étions vingt à la dernière), peut-être est-il mieux d’envisager d’en sauter une de temps en temps, pour être plus nombreux à la suivante. De manière générale, il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de délégation dans le combat. On y est ou on n’y est pas. On ne peut se reposer sur les autres en se disant qu’ils y sont pour nous, en notre nom sinon le combat s’épuise et s’éteint. Il ne peut reposer toujours sur les mêmes épaules. Nous devons nous soutenir et prendre collectivement en charge notre représentation publique. Défiler à dix n’a pas beaucoup de sens.

 

 II.DIFFICULTÉS / AVANCÉES

Il faut remarquer aussi que les manifestations ne constituent pas l’essentiel de notre action. Nous avons développé un travail de groupes assez efficace. La vie d’ART EN GREVE OCCITANIE est ponctuée de discussions passionnantes comme celles qui ont confronté les points de vue de plusieurs de nos membres en particulier sur la valeur du travail artistique. (Bernard Friot vs Anselm Jappe). Ces discussions sont prometteuses et témoignent d’une vitalité précieuse. Nous apprenons, à travers les questions d’organisation, les difficultés pratiques que nous rencontrons, les échanges, les doutes, à nous mettre à l’épreuve du collectif.

 

STRUCTURE

Pour ce qui est des difficultés que nous rencontrons, il faut constater qu’elles sont le fait de notre irruption spontanée dans la sphère sociale. Sans association par exemple, impossible d’avoir accès à un certain nombre de salles municipales. Impossible d’avoir un compte en banque qui nous permette de lancer par exemple une cagnotte numérique. Beaucoup d’entre nous refusent de se lancer dans l’aventure un peu lourde de la création d’une association. Mais on pourrait tout à fait imaginer un appareillage light entre un collectif informel (Art en grève Occitanie tel qu’il existe actuellement) et une petite association support, que nous pourrions créer et gérer à minima, pour avoir une base logistique et une existence légale.  Cela nous permettrait d’envisager de voir plus loin et de franchir un nouveau pas dans nos engagements, sans nous embarrasser pour autant de lourdeurs administratives. L’association serait responsable devant le collectif informel de sa gestion des affaires courantes (comptabilité, etc…). Cette formule pourrait nous permettre de voir venir, sans trop de contraintes.

 

DISPERSION

Une autre difficulté que nous rencontrons est l’impossibilité dans laquelle nous sommes actuellement, compte-tenu de notre difficulté à mobiliser dans nos propres rangs,  de pouvoir répondre aux sollicitations d’autres collectifs, assos, syndicats (réunions, débats, co-signatures de textes…). Le contact est toutefois maintenu (et nécessaire) avec les collectifs qui partagent nos revendications. A titre d’info, voici la réponse apportée aux CIP qui nous proposaient de signer un appel Art et culture :

 

Bonjour,

Nous avons bien pris connaissance de votre proposition d’appel Art et culture Midi-

Pyrénées. Art en grève Occitanie ne souhaite pas s’y associer.

Notre mouvement a été constitué le 5 décembre dernier, pour manifester collectivement notre soutien à la lutte contre la réforme des retraites. Nous sommes bien évidemment conscients que cette lutte n’est pas terminée et nous continuerons à être présents dans la rue aussi longtemps que nécessaire. C’est un engagement inédit et fort de la part des artistes, qui ont, à cette occasion, exprimé leur désir d’être considérés comme des travailleur·se·s comme les autres. Mais cette lutte fait aussi émerger parmi nous l’expression d’une profonde détresse, à laquelle nous devons répondre prioritairement. Confrontés à une absence de statut et aux complexités administratives inextricables de la pluriactivité, les artistes sont touchés de plein fouet par la précarité et ce, quel que soit leur niveau d’études.

Vous devez comprendre que notre but est avant tout d’accompagner les artistes dans une lutte toute nouvelle pour conquérir des droits et trouver des solutions, qui peuvent d’ailleurs largement dépasser la défense d’intérêts catégoriels. C’est sur notre capacité collective à assimiler cette complexité, à la débroussailler et à la traduire que nous jouons notre crédibilité. Nous sommes donc engagés dans un travail de longue haleine, précis et nécessaire qui ne nous permet pas d’envisager de multiplier des actions et des réunions, dont nous comprenons bien les enjeux mais qui ne répondent pas aux priorités spécifiques qui sont les nôtres.

Nous entendons assurer sur le long terme la coordination et l’unité des artistesplasticien·ne·s et artistes-auteur·e·), travailleu·r·se·s de l’art, étudiant·e·s et professeur·e·s d’art, pour éviter qu’à l’avenir et comme cela s’est toujours fait jusqu’à présent, des décisions ne soient prises, impactant directement nos vies et notre écosystème, sans que nous soyons préalablement consultés. A la différence du spectacle vivant, qui a depuis toujours une culture et des habitudes collectives, nous devons, pour notre part, refaire le chemin, inventer nos modalités propres, à notre rythme, sans précipitation ni dispersion.

Nous avons travaillé, en lien avec les artistes de toute la France, sur des codes visuels qui nous permettent de porter notre message et d’identifier notre cause à l’échelle nationale comme locale. Nous contribuons nous-mêmes à l’émergence de groupes affiliés sur le territoire de l’Occitanie et au-delà. Cette mobilisation est un fait nouveau qui doit nous permettre de faire valoir des droits nouveaux. Nous tenons à cette identité.

Dire non à un monde sans artistes, cela engage un certain regard sur la société qui permet aujourd’hui notre exclusion et la destruction progressive de nos lieux de production et de diffusion. Cela nous mène inévitablement vers des approches nouvelles de la lutte, qui questionnent la possibilité de « faire monde », « faire société » selon des modalités qui échappent à tout dogmatisme. Jusqu’au 5 décembre, les artistes étaient des individus isolés. Ils cherchent aujourd’hui à s’unir et à agir en collectif. Il faut leur faire confiance et les laisser avancer dans leur combat, qui ne sera pas égoïste.

Bien à vous,

Dans l’amitié et la lutte,

GROUPES LOCAUX

 

Il y a une réelle difficulté à mettre en place les groupes locaux. On manque dans chacun d’entre eux de quelques volontaires qui aideraient à l’organisation de réunions, qui s’impliqueraient dans l’organisation. A Perpignan il y a aussi un problème de parité. Il est très difficile de trouver des femmes disposées à devenir administratrices. Il faudrait pourtant que des rendez-vous soient mis en place localement pour envisager la suite.

 

INSCRIPTION DANS LES GROUPES DE TRAVAIL

Peu de participants lors des réunions. Mais ceux qui sont effectivement là sont très impliqués et on les en remercie vivement. Beaucoup de personnes se sont inscrites dans les groupes pour avoir des infos, mais c’est inutile (chaque groupe faisant remonter les infos vers le groupe public, en particulier, à travers le présent Compte-rendu).

L’objectif des groupes de travail est de réunir des personnes disposées à s’engager dans un réel travail de synthèse, d’évaluation, d’état des lieux, de documentation, de propositions argumentées, chaque groupe étant dédié à des problématiques spécifiques (statut de l’artiste, travailleu·r·se·s de l’art, étudiant·e·s et professeur·e·s d’art) ou dans des actions concrètes qui touchent au fonctionnement du collectif (communication, logistique, entraide). Les informations qui circulent dans ces groupes (lieux de rendez-vous, aspects techniques) ne  représentent aucun intérêt pour des personnes qui ne seraient pas directement impliquées dans le travail mené. Nous serons donc amenés, au regard de la participation réelle des inscrits, à recomposer ces groupes. Il reste d’ailleurs possible, pour ceux qui voudraient s’engager plus avant ou mettre à profit leurs compétences spécifiques, de rejoindre les groupes de travail. Il suffit de nous en informer.

 

GROUPE LOGISTIQUE

Le groupe fonctionne efficacement pour essayer de trouver des solutions pratiques et économiques à chaque fois que cela s’impose. (Photocopies gratuites ou impressions au meilleur prix, etc…) Il faut remercier l’équipe qui a pris en charge la cagnotte d’Art en grève dans les manifestations : Les sommes récoltées ne sont pas considérables mais elles nous ont permis de faire face à un certain nombre de dépenses (site internet, mégaphone, photocopies du communiqué…)

 

GROUPE COMMUNICATION

  • Nous avons avancé dans la création du site, qui est en bonne voie. Il faut maintenant alimenter les différentes rubriques décidées.
  • Nous avons mis au point aussi une newsletter qui permettra de maintenir le lien avec ceux d’entre nous qui n’ont pas FB. Cette communication sera réservée à l’invitation aux réunions de coordination, à la communication des comptes-rendus et, une fois par mois, à la diffusion d’un webzine. De façon plus ciblée, elle servira aussi à la diffusion externe de nos communiqués de presse et en interne, à la communication de certains groupes ouverts (travailleurs de l’art, étudiant·e·s et professeur·e·s d’art, groupes villes (Perpignan, Sète, Montpellier).
  • Avec Jenny Jen, nous avons testé le dispositif des golden portraits et réalisé les 4 premiers au BBB le 19 Février, avec l’idée d’en diffuser lors de la carte blanche à 3a. Une chaîne Youtube sera créée pour diffuser ces portraits.
  • Des objections ont été faites sur le fait que nous utilisions FB comme support principal. Nous sommes bien conscients que ce n’est pas la panacée, mais c’est sur ce réseau social que nous sommes nés. La création du site artengreveoccitanie.art veut répondre en partie à la nécessité d’utiliser d’autres canaux. Nous n’abandonnons pas l’idée d’opter pour d’autres outils, plus éthiques, mais cela nécessite préalablement de s’y former. Il nous faudra un peu de temps et quelques conseils pour prendre cette direction.
  • Nous devrions bénéficier d’une large diffusion de notre communiqué qui sera facilitée par des publications qui nous sont offertes. On vous tiendra au courant de cela en temps et heure.

 

GROUPE STATUT DE L’ARTISTE

Compte-rendu de la réunion du 4 Février 2020

Par Pierric Blum

Participants :

Paul Callu > Artiste photographe / Chercheur

Mika Lopez > Artiste plasticienne / Représentante FRAAP

Sergueï Wolkonsky > Artiste plasticien / Enseignant

Claire Sauvaget > Artiste plasticienne

Pierric Blum > Ancien directeur de festival pluridisciplinaire

 

Prise de notes : Pierric Blum

Enregistrement sonore : Paul Callu

Relecture/Correction : Tous

 

Introduction de cette 1ere rencontre par une interrogation légitime au sujet  du SODAVI Occitanie :

 

  • Qu’en est-il des relevés de terrain suite aux décisions prises ?
  • Qu’en est-il du partage du travail avec les structures intermédiaires et les artistes ?
  • Avons-nous un retour sur les coûts d’organisation, salariat et ventilation du budget alloué ?

 

  • Il y a le sentiment que l’artiste n’a pas été au centre des préoccupations de ces rencontres. Il a été fait peu d’écho à l’exaspération du peu d’artistes qui étaient présents à Montpellier (sifflements, prise de parole…). Les rencontres se sont trop focalisées sur les difficultés des lieux existants.
  • L’absence d’une structure prenant en charge la défense des intérêts des artistes sur le territoire explique dans une large mesure pourquoi l’ambition de départ (l’artiste au centre) a été si largement oubliée en cours de route, les structures porteuses ayant pris la main. Nous avons notre part de responsabilité en cela. A nous de nous organiser pour faire valoir notre point de vue, nos attentes précises de façon coordonnée.

 

En découle en lien avec la FRAAP, Lieu Commun et l’UCMR, l’idée d’organiser un séminaire à l’image de celui réalisé à Paris, sur le statut et la place de l’artiste. Possible en Mai, pourtant une certaine urgence se faisant nous devrions l’avancer >> sujet approfondi en dernière partie de réunion.

 

Retour sur le rapport RACINE :

Les présents ont à minima lu les 23 préconisations qui font la synthèse du doc.

Il en ressort des bonnes idées, des notions un peu trop générales, des actes attendus qui devraient déjà être appliqués par les professionnels institutionnels, des instances qui ajouteront de l’analyse et du suivi du secteur… globalement les préconisations sont favorables à la reconnaissance et à l’économie de l’artiste.

On peut s’étonner de la focalisation sur la création du « Conseil National des Artistes Auteurs » (CNAA).

Il revient dans les préconisations 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11… Beaucoup de responsabilités, négociation avec les diffuseurs entre autres. Y siègent des artistes, mais à partir d’un seuil de revenus (9000 euros/an) !

Financement du Conseil inconnu ! Il vient en parallèle des autres Conseils tel CNPAV… pourquoi les multiplier ?!

La question du seuil (assujetti/affilié) a été gommée, pourtant le seuil de 9000 euros pour certains droits reste vrai. Cependant cela ouvre plus de possibilités pour la formation et pour des appels à projets qui étaient avant réservés aux affiliés.

Dans cette inconnue de financement du CNAA, comparaison faite à d’autres secteurs de la culture (cinéma, musique). Le CNC, le CNV (CNM en janvier 2020) alimentés par une part de la billetterie (concerts, cinéma) redistribuent ensuite à des émergents > Création de la richesse = solidarité professionnelle à travers des labels et des programmes de soutien (salles Art et essais, co-productions, aides techniques, bourses…).

  • Attention, les autres secteurs négocient avec le Ministère du travail car ils sont salariés!

Autre idée déjà soutenue : la proportionnalité des droits d’exposition, au budget général du diffuseur/lieu (Québec).

A voir pour la prochaine séance : Le Plan Loi de Finance, lignes budgétaires 121 et 134. Cela donne une idée de la proportion des moyens alloués aux arts plastiques par rapport au spectacle vivant (ratio de 1 à 10).

Poursuite de nos échanges sur le salariat :

  • Vu du droit, il n’y a pas de lien de subordination donc pas de contrat de travail. Pourtant les conventions avec les diffuseurs, la production pour des musées et toutes participations d’artistes, donnent lieu à des objectifs contractualisés (délai, coût, qualité). Dans ces conditions, les artistes ne serait-il pas gagnant à être chargés à 40% comme les intermittents ou 25% comme les salariés, s’ils ouvraient leur droit au chômage ou à un salaire d’inter-contrat en période d’inactivité ?
  • Comparaison à la Belgique où tous les secteurs de l’art sont réunis et la caisse de couverture sociale fonctionne sur un nombre d’heures de travail entre 500 et 900h. A l’image de nos intermittents en France. Ils ont pour les accompagner, une seule structure SMART.

Celle-ci n’est pas comparable avec son activité en France, de par le fractionnement des secteurs d’activités au sein de la pratique artistique chez nous (convention de branche différentes, conseils différents, caisses différentes, salariat ou pas, charges différentes…).

  • Conseil de lecture de la synthèse mise en ligne sur Bernard Friot. Comment définir la valeur du travail ? Qu’est-ce que la monnaie et comment s’approprier cet outil ? Question en séance : Si les artistes créent une richesse mesurable (indice connu par rapport au PIB plus élevé que celui de l’automobile en France), pourquoi ne pas convertir cette valeur en monnaie, qui serait la source de financement de notre caisse ?
  • Cela fait écho à une idée soulevée en Commission « Travailleurs de l’Art », de s’appuyer sur l’expérience des monnaies locales (un fondateur vit à Toulouse) pour développer au local (échelle régionale), un réseau de diffuseurs vertueux. Une charte ou label pourrait les regrouper sur des idées communes favorables à l’écosystème de l’art (droits d’expo, budget de production, droits d’auteur, défraiements…) en lien avec un statut d’artiste avantageux. Sa finance pourrait-être alimentée par une captation sur la billetterie générée dans tous les lieux d’arts signataires (remise en question de la gratuité). L’idée étant de réussir au local et d’être exemplaire dans notre gestion, pour faire pression au national, d’autres régions voudront nous suivre.

 

A voir pour la prochaine séance : « Département Études, Prospectives et Statistiques » qui produit des cartographies de fréquentation, billetterie… de tous lieux d’arts par région.

 

Retour sur la préparation du séminaire :

Pour répondre à l’urgence et pour ne pas rester que sur du « législatif », donnons-nous pour mission de porter des idées qui ouvrent d’autres possibles, des utopies. Quel objectif à ce séminaire ?

Découpage du temps : Bilan (existant légal + retour SODAVI) / Lignes de projection (locale + nationale).

Idée (sur la base d’une discussion préalable avec Nicolas Daubanes) d’une œuvre collective poussée à travers les dispositifs d’acquisitions du FRAC, pour alimenter notre argumentaire et faire démonstration. Couture des couvertures de survies à l’échelle du rideau de Picasso, calcul du temps de travail, du nombre d’artistes ayant participés, du nombre d’heures nécessaires, construction d’un discours autour de l’œuvre et outils de médiation = Candidature aux commissions d’acquisition.

> Cela ferait un bon support pour illustrer (avec humour mais beaucoup de sens) certains sujets abordés par le séminaire ou introduire celui-ci.

Nécessité d’organiser des réunions de terrain avec un maximum d’artistes, afin de faire remonter des thèmes ou sujets à aborder en priorité. Le séminaire doit se construire des pratiques au quotidien, et remonter ensuite au niveau de la structure institutionnelle.

Les invitations de la DRAC, de la Région et de Air de midi, nous paraissent nécessaires pour répondre à certains sujets abordés. Ne faudrait-il pas  entreprendre des démarches pour faire valoir notre désir d’être associés à l’organisation du prochain SODAVI, de le co-organiser avec les structures déjà engagées, pour faire reconnaître notre existence dans l’espace social ?

Un état des lieux des conditions de vie et de travail des artistes en Occitanie pourrait être fait avant le séminaire, grâce à un « sondage » en ligne (google analyse, framadate) : RSA, multi activité, formation, revenus annuels de l’art… En Belgique SMART l’a réalisé. Cela nous donnerait des proportions et informations concrètes pour construire le « sommaire » du séminaire.

 

Coup de gueule :

Dans le Tarn, le Conseil départemental va commencer à conditionner le versement du RSA ou partie du RSA, à la justification de la non activité d’artiste. Il économise ainsi les allocations versées par la CAF au détriment des artistes isolés. L’urgence dans ce cas est de se syndiquer pour porter une affaire en justice commune ou avant cela de maintenir un rapport de force.

 

AEGO devrait défendre ce droit constitutionnel, organiser une action et une conférence de presse pour le médiatiser. A l’ODJ de la prochaine réunion de coordination (La question a été en effet abordée mais il n’y a aucun retour pour l’instant des artistes du Tarn directement impactés)

 

GROUPE TRAVAILLEU·R·SE·S DE L’ART

Stefania, qui est à l’origine de la constitution de ce groupe dédié, nous a fait part de son intention de mensualiser un rendez-vous de ce groupe au BBB.

 

III.LES SUITES A ENVISAGER

L’ENTRAIDE

Il a été décidé de créer un groupe d’Art en grève entièrement dédié à la solidarité et à l’entraide, pour répondre à une nécessité qui est au cœur de notre action. Tous les membres d’Art en grève Occitanie sont invités à s’y inscrire :

https://www.facebook.com/groups/aego.entraide/

Nous allons voir aussi si nous pouvons créer une mailing list dédiée pour ceux qui ne sont pas sur FB. Il va falloir s’approprier cet outil qui peut nous permettre de surmonter certaines difficultés dans notre activité comme dans notre vie.

 

AFFAIRE DES ARTISTES DU TARN

Nous sommes dans l’attente de réponses de la part des intéressés. Suite à la réunion de coordination, nous avons partagé un appel sur FB invitant les concernés à se manifester. Pour l’instant aucune réaction.

 

ACTIONS

Compte-tenu d’une raréfaction dans les cortèges, nous allons être amenés à faire moins de manifestations (1 par mois). On peut aussi envisager des actions ponctuelles du type de celle engagée aux Abattoirs. A cet égard, il convient d’amener une précision nécessaire : Si on monte des actions, celles-ci sont préparées collectivement, dans le moindre détail. Il est inconcevable qu’un·e participant·e, n’étant venu·e à aucune réunion préalable, ne s’étant pas renseigné·e sur les modalités, impose à l’ensemble du groupe un signe, ou un geste qui détournerait l’action commune dans un sens qui n’a pas été souhaité. C’est totalement inenvisageable. Il appartient à chacun d’entre nous, dans ce cas, de respecter et de faire respecter les consignes qu’on s’est collectivement données. C’est la moindre des choses dans un système d’auto-organisation comme celui qu’on s’est choisi.

 

 IV. LE RENDEZ-VOUS DU 20 FEVRIER : CARTE BLANCHE A AEGO ACCORDEE PAR 3A, DANS LE CADRE D’UNE SEMAINE SUR LES RELATIONS ENTRE CREATION ET ENGAGEMENT SOCIAL ET POLITIQUE

– Mise en place d’un scénario d’intervention avec différentes formes (lectures, improvisation, échanges avec la salle, projection…).

Manuel a proposé un rendez-vous de préparation à Lieu Commun, mais compte-tenu de ses nombreux engagements, ce rendez-vous a été reprogrammé au 7 rue Temponières, Mercredi à 17h30.

– Thèmes de l’intervention :

  • État des lieux
  • Place de l’artiste au sein du champ social ?
  • Pourquoi un financement public de l’art et des artistes ?

– Propositions :

  • Plusieurs intervenants (mixité), 5-6 personnes
  • lire le manifeste et/ou le communiqué de presse
  • question : l’artiste est-il un travailleur ?
  • texte « Intermittence universelle des arts »
  • création d’un visuel autour du travail des différentes commissions
  • projection photos et vidéo
  • diffusion sur FB live ou vidéos ?
  • enregistrement audio pour une diffusion radio ?

– Une lettre de diffusion papier (le Communiqué) est imprimée par le 3A à l’occasion de l’événement et mis à disposition du public pendant 3 jours. Contenu libre et nombre de pages illimitées, il peut être imprimé quelques heures avant l’événement.

Ces pistes ont été mises en discussion dans un groupe de discussion dédié. Certaines ont été retenues, d’autres non. Le projet des golden portraits, lancé il y a au moins un mois, a été activé dans l’idée de pouvoir être présenté Jeudi 20 à 3a dans le cadre de cette carte blanche.

 

Un grand merci à Pierric Blum, Claire Sauvaget, Paul Callu, Benjamin Monestier, Jenny Jen, Séverine Aué pour leur implication plus ou moins directe dans ce compte-rendu.
Restons mobilisés. Engageons-nous dans un combat digne et légitime contre toutes les précarités. Soyons solidaires. Ne laissons personne seul.e.